Code de bonne conduite du Carnaval de Limoux :

 

Les Meneurs :

 

Ce sont 2 ou 3 carnavaliers situés juste devant la musique : ils règlent le pas et sont chargés de conduire les Fécos d’un café au suivant ; Cela dure 20 minutes.

En aucun cas, ils ne doivent « freiner » pour faire durer le tour ou, au contraire accélérer pour se débarrasser de leur »travail ».

 

Disposition :

 

Ils doivent se tenir alignés devant la musique et, pour ne pas être gênés,  ils sont protégés par 2 ou 3 carnavaliers, qui ménagent un espace de 2 mètres devant eux pour les laisser à l’aise ; ces  carnavaliers font ce qu’on appelle la « Païchera » (le barrage)

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Tenue :

 

Elle doit être irréprochable : Pierrots de la bande en parfait état, repassé, gants et cagoule très propres, souliers impeccables, attention à la collerette qui ne doit pas être affaissée !

 

Attitude :

 

Les meneurs, débarrassés de leur besace pour avoir des gestes plus libres mènent au tempo de la musique ;tout est dans le mouvement des bras : un simple mouvement du poignet et la carabène réagit favorablement.

Attention : carabène verticale: pas de grands gestes qui risquent, la carabène aidant, de gêner les carnavaliers qui mènent à gauche et à droite !

Pas de position » aérobic », jambes écartées, pas de flexions exagérées sur le tempo ou d’agitation frénétique sur le « Créscendo »

Souplesse, rigueur des gestes mesurés, au tempo, sans exagérer.

A plus forte raison, on n’entre pas dans l’espace des musiciens sous prétexte d’arracher un roulement de tambour ou une liaison de trombone : la carabène est faite pour cela, chacun à sa place !

Moins on bouge, mieux c’est !

L’impression à donner ?

Puissance mesurée, élégance et souplesse, tout le corps joue, mais avec parcimonie.

Les airs joués :

Ils sont choisis par les meneurs dans un répertoire très étendu : le goût personnel, la tradition, l’impression personnelle motivent ces choix.

Cependant

Chaque air de carnaval comprend une partie en mode mineur associée à un ou deux thèmes en mode majeur. Toujours l’éternelle dualité : allégresse et tristesse.

Généralement la partie en mode mineur est intercalée entre deux partie en mode majeur, ce qui donne :

/8 mesures X 2 majeur/ 8 mesures X 2 mineur /8 mesures X2 majeur.

Les bons meneurs doivent en faire la différence :

Si, pendant la partie en mode majeur, les gestes sont amples, majestueux, au contraire pendant la partie en mode mineur, ces gestes sont plus mesurés plus discrets, cela doit se « sentir »

Conclusion :

Un bon meneur ne s’improvise pas : c’est après de longues observations, avec un sens de la musique et surtout une bonne dose d’humilité qu’on pourra se lancer !

 

Remarque :

 

Celle-ci ne s’adresse pas aux meneurs puisqu’ils n’ont pas de confettis ; c’est pour le reste de la bande, devant les meneurs

2 ou 3 d’entre eux font ce qu’on appelle la « païchera » c'est-à-dire le barrage devant les meneurs à 2 ou 3 mètres : ils ménagent un espace pour que les meneurs ne soient pas gênés, mais les autres ?

 Tout devant, ils font carnaval, chinent avec ls confettis, cependant, on voit trop souvent « mouster », parfois brutalement, c’est contraire à nos règles où tout est finesse et élégance ; c’est en fin de phrase musicale qu’élégamment, les confettis doivent être jetés sur les spectateurs, sans insister ; dans un geste ample et large, les confettis doivent être lâchés !

 

Remarque :

 

Sitôt après la rédaction du « Comité » en 1946, on a senti très vite qu’il fallait codifier l’attitude des meneurs, d’où la rédaction des « Commandements »

 

Jean Raynaud  2004