Lan mille sept cents soixante douze et le cinquième jour du mois de mars dans lhôtel de ville de limoux, nous, Paul Homps second consul en exercisse la présente année nous aurions entendu et veu, le quatrième du dit mois, paul placide et Jean Théron, habittants de cette ville, agés de vingt deux a vingt quatre ans qui acompagnaient  nombre de jeunes gens masqués avec quatre haubois qui coroient toute la ville pour qui ses deux apportoint un chacun une bouteille vin et verres venant de la petite ville sur la place en jetant des grands cris alasuitte jeurer le St nom de Dieu et autres blasphèmes. Entendant cette escandale de dedans mon maquezin, je sortis pour faire scesser cette innominie. Jappellés le fils Canis Capet agé de vingt quatre ans pour leur dire de ne plus continuer les parjeures Le dit Jean Théron répondit quil ne creignoit point l’authorité consulaire quil nous a envoyé faire faire avec le mot de f. : surquoy nous aurions ordonné darretter ses deux perssonnages il ne fut possible darretter que Jean placide sans rezistence pour être mis a nos prisons Le dit  Théron settant évadé nous laurions fait arretter ce jourdhui  et mis en prison pour y rester le temps que la communauté le trouvera convenable ne devant point laisser ignorer que tout lepublic crie contre le dernier des paroles salles qu’on lui entend dire journellement surquoy nous aurions dressé notre presant procés verbal pour servir et valoir et faire ce que de droit ainsi qu’il appartiendra que nous avons signé avec notre greffier

Paul Homps, consul  Bouchere greffier (A.A. a.c. Limoux FF 34).