Lan mille sept cents quatre vingts six et le sixième jour du mois de mars, nous henrie majorel troisième Consul sur la plainte par plusieurs particuliers de la rue de la toulzanne que les nommés Etienne Luquet, grenadier, joachim mir fils, degua et autres a nous inconus, setant masqués le jourdhier, couroient la ville avec deux haubois

après […] des offices divins mais vers les huit heures du soir ayant été instruit que malgré le vent impétueux qui soufflait les surnommés alors démasqués toujours avec les haubois alumaient des feux du même bois dans les rues de la toulzanne, des augustins et sur la place publique, nous nous y serions rendus desuitte pour le leur faire étindre, cequils auroient fait nous leur aurions déffendu d’en alumer davantage, et ils se seraient retirés, mais étant ressortis vers les dix heures, toujours avec les haubois, ils auraient continué de courir laville, et malgré nos deffences ils auroient, vers les trois heures du matin, alumé pour la seconde fois dans la meme rue de la toulzanne, et qui a alarmé et exité la plainte de tout le quartier, mais comme une pareille contravention a nos defences, et le mépris quils ont fait de notre authorité, mérite punition sur tout sur le danger quils ont fait courir dinsendier laville. Nous avons de tout ce dessus dressé notre présent procès verbal et nous ordonnons quil sera communiqué à notre procureur du Roy de police pour sur les conclusions être ensuite statué ce quil appartiendra et nous sommes signés avec notre greffier.

Majorel consul, bouchere greffier (A.A. a.c. Limoux FF38)