Louis Josserand

 

Josserand Louis. Limoux. In: Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Tome 1, fascicule 2, 1930

 

I. — Les origines.

Les origines de Limoux ne sont pas nettement établies.

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J.-L. Abbé Article SESA t. CIII, p. 91-100, 2003

 

Paysage urbain et rural à Limoux d’après une source méconnue : le terrier royal de 1316

 

Résumé : Tout au long du XIIIe siècle, la ville de Limoux (Aude) a profondément changé. La croisade albigeoise a pour conséquence de modifier l’espace urbain. Mais c’est aussi le fruit de la croissance économique et du grand commerce. Limoux ne vit pas seulement de la draperie, mais connaît aussi un vigoureux essor du travail des peaux et des cuirs. Un document inédit restitue une partie du visage de la ville et de son territoire au début du XIVe

siècle : le terrier royal de 1316 dont une copie du XVIIIe siècle est conservée aux Archives Nationales1.

 

L’expansion urbaine de Limoux au XIIIe siècle

 

Dans un contexte général de croissance économique et commerciale, l’essor de Limoux au XIIIe siècle est manifeste. G. Romestan avait dressé le portrait d’une ville drapante tournée pour ses échanges vers le Roussillon, la Catalogne et le royaume de Valence3. Il faut ajouter à cette activité dominante l’artisanat du cuir et des peaux ainsi que le flottage du bois. Ce dynamisme se retrouve également dans la croissance urbaine. Située à 25 kilomètres au sud de

Carcassonne dans la moyenne vallée de l’Aude, la ville s’étend au-delà du noyau initial, la rive gauche entre le Pont Vieux et l’église Saint-Martin. Les deux rives du fleuve s’urbanisent pour occuper à l’intérieur des remparts du milieu du XIVe siècle un espace conservé jusqu’au XIXe siècle. D'autres signes marquent cet essor. Dans les années 1260 sont entrepris les travaux de construction d’un nouveau pont, le Pont Neuf, afin de joindre les nouveaux quartiers et de reconstruction de l’église paroissiale Saint-Martin tandis que la place du marché est agrandie en 1270. Par ailleurs, l’implantation de six établissements religieux, dont les Dominicains et les Franciscains, renforce la spécificité urbaine de Limoux 4. Enfin, comme le montre D. Baudreu dans ce même Bulletin, la croisade albigeoise a aussi sa part dans la genèse urbaine avec la destruction et la disparition probable du site fortifié de Ribes-Hautes, siège de la résistance limouxine face aux croisés jusque dans les années 1240, et la fondation en parallèle d’un nouveau quartier sur la rive droite.

 

 

Évaluer la population est difficile, faute d’informations démographiques. Il faut procéder par comparaison. La ville close dans ses remparts couvre environ 26 ha. En rapprochant cette superficie de celles d’autres villes languedociennes, Carcassonne, Narbonne et Montpellier, et des estimations sur leurs populations, il est possible d’envisager un nombre de 4000 à 8000 habitants au début du XIVe siècle.

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Le Limouxin – 25 février 1945 – N° 24

CARNAVAL par J.L. LAGARDE – Essai documentaire

Que de souvenirs, d’une enfance bien lointaine, m’assaillent aujourd’hui, en ce mardi-gras 1945, tristement vécu dans mon refuge de Limoux. « Adiu paure Carnaval ! Tu t’en vas et ieu demori per mangea la soupo a l’ail ! » Y chantait-on naguère, au moment de brûler ce seigneur éphémère, sur la place publique, que l’on nommait alors « Les Mazels » , ou tout prosaïquement : « la plaço de las pialos » (des abreuvoirs) ou plus simplement encore « Les Halles », grouillante d’une foule joyeuse.

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Journal de Limoux  du 21 février 1864

 

Les funérailles de carnaval à Limoux

 

 

Les fêtes de carnaval sont venues trop tôt cette année réveiller le caractère enjoué des habitants de Limoux et rappeler le souvenir de ses anciens usages. La rigueur du temps n'a pas permis à la jeunesse de se livrer aux amusements du Mardi Gras, en célébrant la Partie des Meuniers.

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RECHERCHES SUR L'HISTOIRE DE LA NUMISMATIQUE DES ATACIENS.

I. Avant l'invasion de la Gaule méridionale par les milices romaines, diverses peuplades, ayant chacune un nom distinctif, s'étaient partagé ce pays. Les vieux géographes ont fait connaître plusieurs de ces peuplades ; c'étaient les plus importantes. Il en existait d'autres plus circonscrites , dont les vieux géographes n'ont pas cru devoir recueillir le nom ; les Atacins sont de ce nombre.

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Journal de Limoux du 16 juin 1850

 

 

Croyances et traditions populaires des environs de Limoux  par Louis Alban Buzairies

 

Les traditions mythologiques étaient autrefois très répandues vers le midi de l'ancienne Gaule. Dans les contrées occupées par les rares habitations, au pied des montagnes escarpées, on les retrouve encore aujourd'hui.

Limoux et ses environs, placés dans les environs de la grande chaîne pyrénéenne , ont abondé eux aussi en récits fabuleux, en croyances superstitieuses. Il peut être utile, pour l'histoire de notre pays, de recueillir ces traditions, d'en rechercher l'origine, et de les faire servir à remonter jusqu'aux causes qui les ont fait naître, ou bien jusqu'aux peuples qui les ont laissées sur notre sol ? C'est là le but que je me suis proposé d'atteindre dans le travail qu'on va lire.

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II. Innocent IV. Les habitants de Limoux et l'Inquisition

Nous avons très peu de renseignements sur l'Inquisition carcassonnaise de 1244 à 1248. Toutefois on doit admettre que l'activité des inquisiteurs, qui étaient alors Guillaume Raymond et Pierre Durand, ne s'est ralentie en rien

 

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Le Carnaval de Limoux :

Un peu d’histoire locale : origine du carnaval de Limoux

 

Autrefois, la vigne était bien moins présente qu’aujourd’hui dans le paysage du Limouxin et du Razès ; seul, le Mauzac, cépage de la Blanquette de Limoux à l’origine (texte de 1531) occupait les versants au soleil. Le reste était consacré à la polyculture : luzerne pour les bêtes, et, surtout, le blé d’excellente qualité boulangère. Il y avait, dans la traversée de Limoux quatre moulins hydrauliques sur l’Aude pour le moudre ; il en reste des digues avec parfois une microcentrale hydroélectrique. De plus, une multitude de moulins à vent coiffait les collines ; il en reste les ruines…

Les excédents de farine étaient vendus aux Aragonais ; il faut dire qu’en ces temps, le Roussillon n’était pas rattaché au Royaume de  France ; il a fallu attendre le mariage de Louis XIV avec l’Infante d’Espagne pour que le Roussillon, entre autres terres, fût rattaché à la France. Les défenses françaises du sud de l’actuel département de l’Aude, alors frontière sud de notre pays, qu’on appelle « châteaux cathares », Puylaurens, Peyre-Pertuse, Quéribus, etc., perdaient leur caractère défensifs.

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 La  rue de la Bladerie a été fermée pendant plus d’un siècle (1720  1842)…Voici le jugement qui a permis sa réouverture !

 

Aux termes  de la loi du 24 août 1790, les maires des communes sont-ils compétents pour interdire ou rétablir le passage dans une rue ?

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Tous les carnavals se terminent immanquablement par un jugement en occitan lors de la "Nuit de la Blanquette"

Les marchands de Limoux dans les pays de la Couronne d'Aragon an XIVe siècle

 

Le commerce des draps et des matières premières de l'industrie drapiers a représenté aux XIII, XIV et XV siècles un élément essentiel du grand commerce international. Pour les régions languedocienne et méditerranéenne malheureusement, les recherches n'ont pas été encore systématiquement poursuivies sur ce sujet.

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Le carnaval est interdit à Limoux par des jugements célèbres 

Ici : celui de 1693  Le démon et la lubricité!

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MYTHES, HISTOIRES ET MÉMOIRES  LE CARNAVAL DE LIMOUX

 

A 25 kilomètres de Carcassonne, au bord de l'Aude, se dressent les remparts

médiévaux qui entourent la petite cité de Limoux. Cette sous-préfecture, d'environ 10.000 habitants, vit grâce au secteur tertiaire très développé avec notamment la présence de l'hôpital psychiatrique situé dans l'enceinte de la ville, grâce aussi à l'industrie de la chaussure (associée aux marques Myris et Bata) qui fut florissante dès les années 50 même si depuis 1996 elle connaît des déboires ; grâce enfin à la cave coopérative viticole qui a obtenu depuis 1938 l'Appellation d'Origine Contrôlée pour sa célèbre Blanquette de Limoux.

 

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(Extraits de documents des 15 février, 16 mars et 2 avril 1763, Arch. Intendance Languedoc, Arch. Hérault C 6739).

 

Ainsi en 1763, informés que le jour des Cendres, les haubois devoit aller par la ville avec une bande de sept jeunes gens masqués en meuniers pour dancer dans toutes les rues pendant toute la journée, les consuls de Limoux  le leur interdirent car il ne convenoit pas à des chrétiens de dancer dans les rues un tel jour. Peine perdue : ils affectèrent même avec les dits masques, pour marquer du mépris pour l’autorité consulaire, et par une pure dérision, de venir à neuf heures et demy du soir en flambeau devant la porte (des consuls) et d’y jouer une sérénade.

 

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Au début de l'année 1938, sous l'impulsion de M. F. Cros- Mayrevieille, se constituait à Carcassonne, le Groupe Audois d'Etudes Folkloriques. Son programme était ambitieux, mais l'équipe se mettait aussitôt à l'oeuvre. La revue mensuelle

« Folklore - Aude » (devenue plus tard « Folklore », puis « Folklore - Revue d'Ethnographie méridionale ») naissait en mars, presque en même temps un « Centre de Documentation» était constitué rue Trivalle et un « Musée des Arts et Traditions Populaires » ouvrait ses portes dans la Cité. En août, M. Georges Henri Rivière, Conservateur du Musée Natioal des Arts et Traditions Populaires, venait dans l'Aude pour apporter son encouragement et ses conseils au jeune groupe audois. Pendant quatre jours, en sa compagnie, nous parcourûmes la campagne méridionale. Passant à Limoux, il fallut aller sous les arcades de la Place de la République et décrire sinon mimer, le « tour de fécos ». Mais à cette époque de l'année, trouver une « carabena » ne fut guère facile ; un seul roseau enrubanné à demi-brisé put être offert à M. G.H. Rivière qui, très intéressé par notre Carnaval, me pria de faire pour « Folklore » une étude de cette fête traditionnelle.

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